TH EN FORCE!!

TH EN FORCE!!
Hallo Leute!Wilkommen! Bienvenue sur mon blog! Welcome dear!

Ici repose ma fic que j'ai écrit par mes soins et qui sort tout à fait de mon imagination, en espérant qu'elle vous plaise! Comme à l'habitude, je ne vous ferais pas un gros discours concernant les rageux, les homophobes, groupies, anti-th, anti-moi (haha!), alors vous n'avez qu'à quitter cette page! Pas besoin de mode d'emploi pour savoir comment peser sur ce "X" blanc sur fond rougeuh. Ne perdez pas votre temps à laisser des commentaires peu intelligents, car ça ne me prouverait que vous êtes que des no life. =D

Bah pour tous les autres, voici un petit résumé:

Bill tombe dans le coma et Tom, au plus mal...Se réveilla-t-il un jour? Dans quel état? Se souviendra-t-il...de tout? Pour l'instant, Tom attent toujours, avec l'espoir qu'il pourrait de nouveau être avec son frère, de l'aimer plus que fraternellement. Oui, parce qu'il l'aimait, il aime et l'aimera. Et un jour, Bill finit par se réveiller...Mais sans souvenirs. La vérité est dure à assimuler, mais le coeur a toujours raison. "Quand la musique aide à revivre"

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 02:03

Modifié le samedi 29 décembre 2007 21:14

Hum!

Hum!
YOOOO PEOPLE! VALE IS IN DA HOUZZZ! YEYEAH!

*Soupire*

Cette fic est une deuxième version, car la première n'était pas assez bien à mon goût.
(Roalala, j'suis trop perfectionniste, c'pas ma faute ><')
Dans celle-ci, j'ai élaboré davantage les sentiments de Tom et de Bill, perfectionner leur façon d'agir et d'être.
J'ai changé un peu l'histoire afin qu'elle soit un peu plus cohérente.
J'ai supprimé des parties de trop que je jugeais inutiles...
Bref,

Tom prend un nouveau départ et moi aussi...
En espérant que vous allez tout de même apprécier.

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 00:08

Modifié le jeudi 06 mars 2008 00:28

Début, début, début!

Début, début, début!
À écouter pour ce début : *

Avant de se balancer dans le vide, il regarda le monde autour de lui comme pour une dernière fois, cherchant qu'une petite parcelle, peut-être même inexistante, d'espoir. Tout semblait normal et si paisible. Mais pourtant, malgré le soleil qui rayonnait de milles feux en cette journée d'été, son c½ur à lui était glacé, mort. Ses yeux marron cernés de noir avaient complètement perdu sa brillance et observaient à présent cette immense surface d'eau froide, comme si c'était la solution à toutes ses souffrances... Il s'avança du rebord et ferma les yeux vitreux, embués par les larmes qui lui montaient. Ses lèvres s'étirèrent malgré lui en un sourire satisfait et lorsque le vent souffla à travers ses cheveux ébouriffés, il s'envola aussitôt dans le lac. Et en dernier souffle, seul le nom de Tom résonnait encore dans les environs...

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:06

Modifié le jeudi 06 mars 2008 13:27

First Part

First Part
[...]

Je ne sais plus combien de temps je suis resté à me morfondre sur mon apitoyable sort dans ma chambre, dans notre chambre. Je ne compte plus les heures, les minutes, les secondes... Je passe mon temps, jour et nuit, à observer ce putain de téléphone qui ne sonne jamais. C'est à en perdre la tête. J'essaie pourtant de ne pas penser à tous ces souvenirs nostalgiques qui me hantent constamment. Mais plus j'essaie d'ignorer, plus ca me revient encore plus intensément, plus effrayant que jamais. Malgré tous mes efforts, Bill reste toujours dans mes pensées. Ses lèvres, son visage, la façon dont il me regardait... Il me manque tellement. Je l'aime plus que tout.
Oui, j'aime mon frère et je me fous éperdument de ce que vous pouvez penser de moi. Vous pouvez courir sur tous les toits et crier au monde entier que je suis un monstre, ca ne changera pas ce que j'éprouve pour lui. Je n'ai jamais choisi qui que j'allais aimer et je suis un être humain comme tout le monde. Vous pouvez rire de moi parce que je suis différent, mais vous n'y comprenais pas. Ce que j'ai ressenti, personne sur cette misérable terre n'ait pu éprouver de telles émotions. Alors c'est plutôt à mon tour de rire de vous, car vous, vous êtes tous identiques. Bill et moi, Tom Kaulitz, nous vivons quelque chose d'unique et de plus fort que tous ceux qui aiment se payer notre tête. Si seulement je pouvais être avec lui... Mes tempes me font de nouveau atrocement mal et comme pour en atténuer la douleur, je frappe férocement mon poing sur le matelas du lit. Ca me fait toujours ca lorsqu'une folle tristesse mélangée à un soupçon de rage me traversent l'esprit. Je voudrais pleurer, mais je n'en suis plus capable puisque j'ai déjà pleuré toutes les larmes de mon corps. Quelques fois, ma seule solution consiste à crier de toutes mes forces, à en avoir la gorge en feu et les cordes vocales déchirées. D'ailleurs, je ne ressens même plus la douleur, mis à part celle que Bill m'a infligée lorsqu'il a voulu s'enlever la vie. Par ma faute...
Mon seul et unique espoir se résigne seulement qu'à ce téléphone. Mon avenir ne dépend que de celui-ci. Je l'observe de nouveau, me préparant déjà à en être déçu, mais aussi étrange que cela puisse paraître, le bruit strident de la sonnerie parvient finalement à mes tympans. Ca m'a prit une fraction de secondes pour comprendre ce qui se passait réellement et lorsque je saisis le combiné, tout semble être au ralenti, irréel.
Mes membres sont en alerte, mon c½ur aussi par la même occasion. Je le sens s'accélérer au rythme de ma respiration lorsque je porte finalement l'appareil à l'oreille. Une voix rauque et grave se fit entendre. Une voix que j'ai longtemps espéré qu'il m'appelle; c'était la voix du Dr Trümper bien sûr. Il m'a parlé avec une telle rapidité que je n'ai pas tout saisie, mais l'essentiel était là. Je ne pouvais pas le voir évidement, mais chose certaine, tout n'allait pas rond. Surtout lorsqu'il m'a expliqué qu'il devait absolument me voir et me parler de vive voix... Que se passait-il?
Mais je m'en câliss de ce que tu peux bien me dire face à face, criss d'imbécile! Je n'ai besoin que de savoir l'état de Bill!
Je me retiens pourtant pour ne pas lui balancer tout ca à la figure... Et c'est avec un ton plus que naturel que je réussis malgré moi à formuler ce que j'avais en tête, mais d'une voix plutôt neutre et calme. Il me répond alors tout bêtement que c'est délicat et que pour cela, il devait me rencontrer absolument. Et c'est avec une quiétude et une angoisse extrême qui me laissa après avoir raccroché. Font-ils tous exprès? Qu'ils aillent tous au Diable!
Je me lève soudain, fais les cents pas dans cette pièce encombrante et finis par projeter une bouteille vide de 40 oz sur le mur face à moi. Celle-ci se fracassa en une multitude de débris coupants. C'était plus fort que moi...mais maudit que ca m'a fait du bien! Pendant quelques instants, rien qu'un très court lapse de temps, j'ai imaginé réserver le même sort au Dr Trümper. Je me secoue frénétiquement la tête, en me disant que la folie m'avait de nouveau monté à la tête. Depuis quelques temps, mon imagination sadique et mon agressivité face à l'absurdité de la situation m'a parfois fait perdre un peu la raison. Mais tout ceci va se calmer lorsque je vais enfin Le revoir. Juste à y penser, je me calme déjà un peu.

3 semaines. 3 criss de tabarnâck de semaines. 3 semaines d'enfer sans Lui. 3 semaines de rage incontrôlable, de pleurs lamentables, d'alcool, de drogue et de sang... Oui, de sang. J'étais tellement bourré que j'ai perdu le contrôle de la situation. Je me suis réveillé avec les yeux gonflés et rougis et avec une salle gueule de bois. Le sang séché couvrait ma figure meurtrie ici et là. Aucune idée, aucune hypothèse n'ait pu traverser mon esprit tourmenté. Seule chose claire comme l'eau, mon piercing à la lèvre inférieure a été arraché. J'avais la tronche ensanglantée, mais je n'y pensais même plus. Mes pensées étaient de nouveau tourner vers la source de ma vie; Bill... 3 semaines interminables que j'ai dû passer en ayant la conscience qu'il pouvait me quitter à tout jamais. 3 semaines pendant lesquelles je sombrais dans un autre univers, tandis que Lui sombrait dans le noir la plus totale. Coma. Ce mot qui me traumatise encore aujourd'hui et dont j'ai de la misère à prononcer.
Je sors un peu de mes pensées. Je ferme subitement les yeux et prend une grande bouffée d'air. Cette chambre n'a même plus l'odeur de Bill, mais elle est imprégnée à présent par celle de la crasse, de la saleté et de l'emprisonnement. Je me fous totalement, car on finit par s'y habituer. Quand j'ouvre finalement mes yeux, une toute nouvelle réalité s'offre à moi; c'était encore pire que je le pensais. Des vieux jeans, des chandails et autres vêtements dégoûtants jonchaient le sol, sans compter de la poussière accumulée dans chaque recoin. Les meubles étaient dans un piètre état, les murs étaient tâchés par une couleur bourgogne... Des bouteilles de bière traînaient sous le lit et les sachets dans lesquelles contenait le cannabis couvraient ma table de nuit en entier.
Honte. Honte d'avoir vécu dans cette soue à cochon et d'y avoir trouvé réconfort... Et si Bill rentrait aujourd'hui? Merde! Faudrait pas qu'il voit le désordre catastrophique que j'ai crée par mes soins... Lui qui est un grand maniaque de la propreté et des produits parfumés. Je n'ai plus qu'une heure pour replacer cette porcherie à son point de départ ou du moins, le plus habitable possible. Tout d'abord, faudrait enlever mon vieux linge que j'ai sur le dos depuis ô je ne sais combien de temps et tant pis si je ne suis couvert que d'un boxer. Et hop, mission accomplie! Ensuite, ouvrir les volets. Je me précipite de ce pas vers la fenêtre et une lumière brûlante jaillit de la vitre et me frappe droit dans l'½il. Ca m'aveugle au plus haut point. Moi, qui a passé la majorité de mon temps à broyer du noir. Il ne reste qu'à ranger, à laver et à jeter toutes ces paperasses. Juste à m'entendre penser, j'en suis découragé. Mais ce n'est pas le temps de baisser les bras.
Bill va rentrer aujourd'hui. J'en suis sûr et certain! Il ne peut pas me laisser encore seul. On sera de nouveau heureux. On se mariera et on finira par adopter deux ou trois p'tits gosses! Bill sera le mien. Le MIEN. À moi. Personne ne pourra le toucher. Je ne le perdrai plus jamais et je tuerai de mes mains nues ceux qui seront assez fous pour l'approcher! J'ai envie de le dire une centaine de fois. Il n'y a rien qui m'en empêche d'ailleurs...
- À moi, moi, moi, moi, moi, MOI, MOI, MOI, MOI, MOI, MOI, M-O-I!
Je l'ai crié haut et fort et le son résonne encore entre ces quatre murs de béton.
Ahahahahahahahaha haha! J'en ris tout seul maintenant. Je ris parce que je sais que j'ai raison et qu'il m'appartient! Un grand sentiment victorieux s'emporte de moi.
Il n'est plus le temps de dérouter de mon objectif; il faut absolument remettre cette pièce en état.

Après une heure acharnée de ménage intensif, je crois bien que j'ai réussi quelque chose de potable, dire même, remarquablement impeccable. En rangeant, j'ai pu ramasser des tas de choses et entre autre, des centaines de feuilles écrites noir sur blanc. Mon écriture. Mes pensées. Ma perte. Tout y était. Je ne me rappelle même plus d'avoir écrit autant... Mais puisque je n'ai plus personne sur qui comptait, il ne me restait qu'à s'ouvrir à moi-même.
Il y a six ans, mes parents ont divorcés et depuis, j'habite dans une petite maison tranquille avec ma mère et Bill à Magdebourg. Je n'ai plus eu de nouvelles de mon père depuis longtemps et ma mère, celle en qui je pensais pouvoir avoir confiance, m'a aussi abandonnée lorsqu'elle a su ce que je ressentais pour mon propre frère. Mes amis? J'en ai plus vraiment... Il ne me restait que Gustav et Georg, mais je crois bien que je les ai perdus aussi lorsque, contrôlé par une colère aveuglante, je les ai tous envoyé chier. Tant pis. Je n'ai plus besoin de personne. Je n'ai besoin que de cet amour qui me fait souffrir, qui me tue un peu plus chaque jour, qui me détruit intérieurement, qui m'a transformé en une bête féroce et assoiffée. Mais cet amour me maintient vivant. Cet amour est une drogue. Car Bill c'est ma drogue. Délicieuse drogue.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:09

Modifié le lundi 31 décembre 2007 01:13

Second Part.

Second Part.
Mon heure est arrivée. Il est temps pour moi d'affronter mes peurs et de franchir cette porte fermée, trop longtemps barrée. Qui sait ce que le destin me réserve de l'autre côté de celle-ci? Avec tout le courage que j'ai pu accumuler en moi, je fonce enfin vers cette porte, saisis la poignée et en un mouvement lent, l'ouvre à grande volée. Je m'élance enfin en posant mon premier pas sur le carrelage froid. Il me semblerait que ca fait une éternité que je n'ai pas revu ces objets décorant ma demeure qui sont pourtant les miens.
Sans plus tarder, je me dirige vers la salle de bain. Il est grand temps pour moi de me laver... Je passe devant l'unique grand miroir qui se trouvait sur mon passage et contemple avec surprise à quelle point je ne me ressemble plus. Je n'ai pas grandit, mais pourtant, j'ai l'impression d'être plus grand. Peut-être est-ce dû au fait que j'ai sauvagement maigri et qu'on peut presque voir l'os qui forme mon visage. Mon teint est plus pâle, blême...Mes yeux sont cernés comme jamais ils l'ont été. Ma lèvre est légèrement enflée. Cette image de moi me dégoûte et je n'ai même plus la force de me regarder, car de toute façon, je ne peux voir que la culpabilité dans le fond de mes pupilles... Coupable d'avoir ruiné la vie de mon frère.
En pensant à lui, je me dis que je vais sûrement le revoir bientôt et un nouvel espoir emplit mes poumons. Je me dirige précipitamment dans la douche et fais couler l'eau chaude jusqu'à ce que le miroir soit embué et qu'on ne puisse plus voir mon reflet piteux. Je me lave en quatrième vitesse, sort, mets le produit pour mes dreadlocks dans mes cheveux et va me chercher de quoi me vêtir. Me voilà prêt à combattre coûte-coûte pour être avec Lui de nouveau

[...]

Le couloir est désert en cette fin de matinée et je me sens un peu perdu. J'haïs les hôpitaux. C'est un grand labyrinthe pour moi et je ne sais pas où trouver le Dr Trümper. Alors aussi bien chercher en même celui qui me rend fou. Je demande à la réceptionniste où je peux Le trouver et elle m'indique qu'il sera à la chambre 483... Je prends l'ascenseur, pèse sur le bouton indiqué ''4'' et les portes coulissantes se referment sur moi. Une musique quétaine et complètement pathétique se mit à jouer, mais j'y prête à peine attention. Mon sang circule à une vitesse folle dans mes veines. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J'ai soudainement trop chaud enfermé ainsi dans cette petite cabine où il n'y a pas de vitre. Une nausée me monte, j'ai le goût de vomir... Il n'y qu'une explication qui me vient en tête; j'ai oublié de prendre mes pilules ce matin.
Un tintement se fait entendre, m'indiquant que je suis bien arrivé à destination. Je sors de là avec empressement, pouvant respirer de nouveau. Mon état s'améliore, mais pas mon stress pour autant. Et même que je me mets à courir sans trop savoir où mes jambes me dirigent; je ne fais que suivre mon instinct. La lumière n'est qu'à peine éclairée, mais je peux voir clairement les patients défilaient devant mes yeux au fur et à mesure que je courais. J'espérais à chaque fois que j'allais voir un visage familier, mais peine perdue. Je tourne à gauche et puis à droite, sans trop savoir où tout cela va m'aboutir en fin de ligne. Je finis par voir des panneaux et les suis à la lettre.
Chambre 476...477...478... J'ai à peine analysé l'information que mes pieds se sont remis à marcher rapidement dans cette voie.
479...480...481... Plus que deux autres! J'y suis presque!
Je n'entends à présent que le battement de mon c½ur et ma respiration saccadée. Des minutes s'écroulent et j'ai l'impression que je tourne en rond. Mais finalement, je vois les deux dernières chambres au fin fond du couloir le plus sombre.
482...483...
Me voilà.
Je me retrouve enfin devant cette porte. Cette porte qui me rapproche de mes rêves. Je dépose ma main sur la poignée et c'en ai presque l'extase. Alors lorsque je me décide finalement à la tourner, c'est d'une totale jouissance que je le fais. Cette porte, c'est la porte de Dieu et je m'apprête à aller au paradis. L'ouverture s'agrandit de plus en plus et je sens mes entrailles se nouer. Lorsqu'elle s'ouvrit complètement, je pouvais enfin en voir le contenu.
Vide.
Mais bordel, où est Bill?

Me voilà de nouveau à la case de départ, paniquant et cherchant désespérément mon double. Un autre malaise refait surface et j'ai l'impression que ma vue se brouille. Je continue malgré moi à marcher, peu importe si je perds graduellement l'équilibre. J'appuie ma main au mur pour ne pas tomber et je fonce tout droit. Des gouttes de sueur perlent mon front et je recommence à avoir de la misère à respirer convenablement. Je vois à présent tout croche, mais il ne faut surtout pas que j'abandonne avant même d'avoir atteint mon but. Il faut que je Le vois. C'est maintenant un besoin vital. Alors pour Lui, je tâte le mur et je continue de traverser ce couloir dans la pénombre, marchant presque à l'aveuglette. Je sens comme une boule de feu au fond de ma gorge et si ca continue de telle sorte, je vais finir par cracher du sang...
Avec le peu de force qu'il me reste, je me mets à courir. Je finis par trébucher, vidé de toute énergie. Je me sens bien allongé ainsi sur ce plancher frette et j'ai même le goût d'y rester. Je ne sais plus dans quel état je suis, mais ça ne doit certainement pas être beau à voir.
Quelqu'un est là, tout près de moi et m'aide à me remettre sur pieds. Je voudrais ouvrir mes yeux et voir de qui il s'agit, mais mes yeux refusent d'obéir aux ordres de mon cerveau. Je me contente de me laisser faire transporter par cet inconnu. Il me parle, mais je ne le comprends pas. Ce n'est pas très clair... Je l'entends murmurer mon nom. Sait-il déjà qui je suis? On marche pendant 2 minutes maximum, mais pourtant, je me sens encore plus affaibli que jamais. On arrive à une porte verrouillée, car j'entends maintenant le tintement de ses clés qu'il cherche au fond de sa poche. Il la rentre dans la serrure et finit par ouvrir la porte. C'est débile et incroyable, je n'avais jamais remarqué à quel point je pouvais bien entendre lorsque je ne peux rien exécuter d'autre.
Il me prend le bras et le met sur ses épaules et me dit de le suivre tranquillement. Il me dépose sur un p'tit divan. J'essaie à mon tour de relaxer et je sens la tension en moi se relâcher peu à peu. Je tends l'oreille et l'entends prononcer mon nom de nouveau d'un murmure. Cette voix... Elle me dit vaguement celle de quelqu'un, mais je ne saurais dire à qui elle appartenait. Malgré qu'avec tous les efforts incontestables pour me rappeler, je n'arrive toujours à rien. J'essaie de trouver qu'un tout petit indice dans le ton de sa voix, mais je reviens toujours à la même conclusion. C'est un autre échec. Et avant de faire quoi que ce soit d'autre, j'avais déjà plongé dans un profond sommeil troublé.

Ses yeux. Ses yeux tristes qui se posent sur moi, dégoûté. Ses yeux qui voient en moi comme dans un livre ouvert. Qui voient la faute de mes gestes, qui me foudroient en pleine face. Qui me font terriblement mal...
Je le vois marcher vers la sortie, tranquillement, sans un bruit. Il me laisse seul ici, m'abandonnant comme un naufragé sur une île déserte. Je suis resté là sans pouvoir être capable de prononcer le moindre mot compréhensible. Je tente en vain de le retenir, m'agrippant à son bras comme une bouée de sauvetage, mais il me repousse comme si j'étais non rien moins qu'une merde. Il me lance un dernier regard noir, glacé. Son visage est peine reconnaissable, déformé par la frustration. Je m'agenouille, me jette littéralement sur le vieux plancher et l'implore de me pardonner. Mon corps est parcouru de spasmes et ma voix est carrément étouffée par des sanglots.
Je pleure, je pleure et je pleure comme un gamin. Ma face est inondée de larmes chaudes et je ne prends même pas la peine de les chasser, car de toute façon, ils ne vont pas cesser de couler. Impuissant. Il reste indifférent à mes paroles et me répond sèchement d'un ton détaché : ``Je ne t'aime plus Tom...``
Mon c½ur a failli lâcher. Anéanti. Je ne suis plus rien, plus rien. Mais je l'ai laissé franchir cette porte. Alors lorsque j'ai finalement crié son nom, il était beaucoup trop tard. Il était déjà parti...


Allez un petit effort, laissez moi un commentaire juste pour me dire vos réactions et je vous laisse la suite! Bisous. Vale qui vous aime a lot.

# Posté le samedi 29 décembre 2007 21:28

Modifié le samedi 29 décembre 2007 22:38